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Hier soir, vendredi 26 août, les Jeunes Vert-e-s Neuchâtel ont accueilli au Mont-Soleil plus de trente personnes pour une soirée autour de la thématique de l’interaction entre les éoliennes et la population humaine et animale. Quatre intervenants sont venus donner leur point de vue sur un aspect ou l’autre de cette thématique et la discussion qui a suivie avec le public a été riche et constructive.
« Vivre avec éoliennes » était le thème de la soirée organisée par les Jeunes Vert-e-s Neuchâtel qui s’est déroulée hier au Mont-Soleil. Après une visite du parc éolien avec Pierre Berger, habitant du Mont-Soleil et guide de la centrale, la trentaine de participant-e-s s’est réunie pour une soirée de conférences et discussion autour de la thématique.
Martin Kernen, de SuisseEole, a tout d’abord évoqué le potentiel de l’énergie éolienne en Suisse et plus particulièrement dans le canton de Neuchâtel. Le public a ainsi appris que le vent pourrait nous apporter jusqu’à 8% de notre énergie consommée en Suisse et que le concept éolien du canton de Neuchâtel permettrait de couvrir 20% de la consommation de sa population une fois réalisé. M. Kernen a également expliqué la manière dont ce concept éolien cantonal avait été réalisé et quels sites avaient été sélectionnés.
Ensuite, c’est Philippe Queloz, habitant de Saint-Brais qui a livré son témoignage poignant. Venu avec plusieurs autres voisin-e-s d’éoliennes, il a expliqué comment il était passé d’un défenseur des énergies renouvelables à un fervent combattant anti-éoliennes. L’impact visuel et surtout le bruit engendrés par les éoliennes de Saint-Brais ont tout simplement fait de sa vie un cauchemar. Il a également dénoncé les mensonges du lobby éolien et les vices de procédures que lui et d’autres habitant-e-s de Saint-Brais essayent d’identifier.
Suite à ça, c’est Alain Lugon, biologiste au Bureau l’Azuré, qui s’est exprimé sur l’impact des éoliennes sur la faune. Il a surtout parlé des « bêbêtes » les plus touchées : les chauves-souris et les oiseaux. Il a appris au public que chaque éolienne tuait en moyenne 8 chauves-souris par année et 1 oiseau, mais que ces chiffres variaient fortement d’un endroit à l’autre. Le positionnement des éoliennes sur des couloirs de migration ou sur des terrains de chasse de chauve-souris pouvait avoir un impact très important. Il a insisté sur l’importance de prendre en compte la faune lors des études d’impact afin d’éviter des accidents inutiles.
Pour finir, c’est Emmanuel Contesse, du Bureau Natura, qui s’est exprimé sur l’impact des éoliennes sur le paysage. Il a relevé que les éoliennes ne pouvaient pas être cachées, mais qu’elles pouvaient être insérées dans le paysage. Il a rappelé que le paysage était une notion très subjective propre à chacun et que l’influence de l’homme sur ce dernier était importante dans notre pays. Selon lui, l’intégration des éoliennes dans notre nature déjà fortement modifiée par l’homme est donc possible à condition de faire des études minutieuses au préalable.
La discussion qui a suivie a été riche. Des questions de fond touchant par exemple le thème des retombées financières sur les particuliers ou la collectivité publique aux questions plus farfelues interrogeant la couleur des mâts, de nombreuses thématiques ont été soulevées. La soirée s’est terminée tard par une conclusion de Clarence Chollet, présidente des JVNE : « Les éoliennes représentent un formidable potentiel dans le combat anti-nucléaire soutenu par les Verts, mais les expériences récentes ont montré qu’elles doivent être développées avec précaution en prenant compte des humains, de la faune et du paysage. »
Au final, en raison de la météo particulièrement peu clémente, personne n’a pu rester dormir sur place comme cela était initialement prévu. Mais les Jeunes Vert-e-s sont rentrés enrichis par cette rencontre et avec une invitation d’un habitant du Peu-Péquignot à dormir dans son jardin une prochaine fois.
